Un open float-tube carnassier sur la Loire

Un open float-tube carnassier sur la Loire

Un open float-tube carnassier sur la Loire

Retour sur une compétition de pêche aux carnassiers (Baptiste & Simon)

Le samedi 31 août 2019 était organisé sur la Loire, à Roanne (42), le deuxième open float-tube de l’AAPPMA Roanne et sa région, une rencontre entre passionnés, sous le signe de la convivialité et du partage.

Un nouveau défi

Un certain esprit de compétition mais surtout l’envie de relever un nouveau « défi », nous convinrent, Baptiste et moi, de nous inscrire ! Pour recontextualiser, cet open se déroulait sur le fleuve Loire, en plein centre de la ville de Roanne (en aval du barrage de Villerest). La zone de pêche s’étend sur environ 2km de long et quelques 200m de large en moyenne. La limite aval est une retenue de taille modeste, permettant de créer une surface de pêche optimale, tout en conservant un léger courant. L’eau est plutôt claire en cette fin d’été, laissant apparaître des taches d’herbiers omniprésentes sur tout le secteur autorisé à la compétition. Une trentaine de compétiteurs est attendu pour 7h30, la pêche sera individuelle.

Un beau terrain de jeu, offrant des postes divers et marqués !

Afin de mieux appréhender la Loire sur ce spot que nous n’avions jamais pêché, nous prîmes la décision de réaliser un « pré-fishing », un peu plus d’une semaine avant la compétition comme l’autorisait le règlement. L’idée n’était pas de faire du poisson en nombre ni d’exploser des records mais plutôt d’essayer une multitude de techniques différentes pour trouver celle qui intéresserait les poissons le jour-J. Nous voilà donc partis, à 7h00 du matin, pour une journée de pêche en mode prospection et découverte. Une heure de route, le temps de gonfler les float-tubes, de monter les cannes et nous pouvions enfin effectuer les premiers lancers. Nous fûmes très rapidement surpris par les faibles profondeurs d’eau de la Loire sur ce secteur : difficile de passer les 4 mètres… Ce n’était qu’un détail, il faut savoir s’adapter, alors adaptons-nous !

Baptiste commença la pêche avec des cranckbaits de petites tailles pour tenter de réveiller nos amies les perches, qui ne mirent que peu de temps à coopérer. Quant à moi, je creusais plutôt la piste du brochet en réalisant une pêche en power-fishing sur les bordures. Baptiste se mit à enchainer les perches entre les taches d’herbiers et moi, je m’enterrais avec l’obstination de trouver les brochets. Après deux bonnes heures sans la moindre touche et une importante remise en question, je décidais de changer de technique et d’opter pour une pêche de surface avec poppers et stickbaits pour tenter de rentrer une première perche. En effet, la pêche n’était clairement pas au brochet, hypothèse qui se confirmera d’ailleurs le jour de l’open. Baptiste au cranck et moi au popper, les poissons commençaient à rentrer. Avec ces deux techniques, nous faisions des perches mais pas suffisamment et pas assez régulièrement pour pouvoir vraiment confirmer un plan de pêche viable.

Ce vieux pont offrait un spot optimale pour la perche ! Crédit photo K&N photographie

Après un bon casse-croûte, nous étions repartis pour pêcher l’après-midi, plutôt sur l’amont du secteur. Baptiste trouva la pêche dès le début, un jig inférieur à 10g monté avec, 30cm plus haut, un leurre souple de 2’’ en drop. Là c’était différent, en verticale ou en linéaire, les poissons répondaient constamment, ainsi nous ferons une trentaine de perches à deux dans l’après-midi. La fin d’après-midi approchait, il était l’heure de rentrer et nous passerons alors le trajet retour à discuter de notre « stratégie », le doute s’était installé…

Une semaine plus tard, nous revoilà sur la route en direction de Roanne, sans réelle pression ni prétention, nous voulions simplement passer une journée poissonneuse. Une fois sur place, un bel accueil nous attendait : café, croissants et franches rigolades étaient au rendez-vous ! Les floats gonflés, les nœuds vérifiés et les hameçons affutés, nous voilà prêts pour attendre le coup de corne qui annoncerait le début des hostilités… Il était 8h30, nous pouvions enfin palmer et faire nager nos leurres. Pas d’hésitation sur la stratégie à adopter, ce sera jig avec un leurre souple de 2’’ en drop : comme par hasard^^. 

Même si ces pêches light voir ultra-light ne sont pas nos techniques de prédilections, il fallait bien avouer qu’il n’y avait rien de mieux pour mettre en appétit les perches. Nous avions choisi d’attaquer sous le pont le plus en amont du secteur, zone où nous passerons d’ailleurs la majeure partie de la journée.

Les perches se mirent rapidement en activité et les premières ne tarderont pas à rejoindre l’épuisette pour Baptiste et moi. Pas de taille minimale de capture pour la perche alors tout compte et une fois que le « vivier » en détient cinq : on appelle un commissaire. Il faut quand même avouer que ça fait bizarre de faire mesurer des poissons de 15cm ! Durant toute la matinée, nous avons enchainé les pics d’activités et les phases sans touches. La technique était pourtant simple, il suffisait d’animer le montage près du fond entre les taches d’herbiers et les perches répondaient immédiatement. Lorsque les moments d’inactivités commençaient à durer, il fallait changer de spot. Mais la pause de midi arrivait et nous comptabilisions une vingtaine de perches chacun. Mécontents du nombre de poissons décrochés, ou perdus à cause d’un problème de bourriche pour mon compère, nous étions impatients de remettre les palmes aux pieds pour pouvoir améliorer nos résultats ! Un bon barbecue, quelques discussions autour d’une bière et nous étions surmotivés pour entamer la deuxième manche. La stratégie restait inchangée mais les erreurs du matin allaient nous faire évoluer.

Baptiste en pleine préparation pour la deuxième manche. Crédit photo K&R photographie

13h30 : coup de corne et c’est reparti, à fond jusqu’à 17h. Le début d’après-midi fut plutôt calme, avec une perche en moyenne toutes les 15 à 20min, pas de quoi nous faire monter au classement… Ma casting montée avec un chatter-bait me faisait de l’œil et je ne pus m’empêcher de poser ma canne light pour pouvoir effectuer un peu de power-fishing. Dans l’espoir de capturer un brochet maillé ou une perche aux mensurations plus respectables, j’effectuais de longs lancés en faisant évoluer mon chatter entre les herbiers et la surface. Le résultat ne fut pas concluant, je ne m’y attardai donc pas et repris mon combo light. Les conditions étaient en train de changer radicalement, une forte variation de pression atmosphérique ainsi que l’arrivée de nuages menaçants venaient de mettre véritablement les perches en activité. J’étais, à cet instant de la compétition, près de la limite amont, la zone avait été moins pêchée, le courant y est légèrement plus fort et les herbiers plus rares. Une pêche en linéaire était très adaptée à cette configuration et je mis un jig plus léger, en gardant toujours mon petit leurre souple en drop. Durant 1 heure je réussis à rentrer une vingtaine de perches, calibrées entre 15 et 25 cm. Je réalisais des lancés à la perpendiculaire du courant et j’animais fortement mon montage. De la sorte, je passais devant le nez des perches en les agaçants avec les reflets de mon jig. J’avais même, à ce moment-là, presque plus de réussite sur le leurre souple que sur le jig. Mon shad impact 2’’ ne tenait même plus sur l’hameçon drop, je l’ai d’ailleurs remplacé par un 3’’ pour tenter de leurrer une plus grosse perche, en vain.

L’orage se rapprochait fortement et on entendit retentir la corne de brume, il était plus raisonnable de stopper la compétition. Un petit tour vers le commissaire, pour faire comptabiliser mes prises, qui n’a pas manqué de me faire une petite remarque concernant le nombre de captures au vivier qui était légèrement dépassé… Il fallait profiter de la frénésie, non ?

Le retour à la mise à l’eau fut plutôt appréciable pour tout le monde : accrochés derrière les bateaux des commissaires qui venaient nous chercher. Il était environ 16h00, une heure avant la fin officielle de l’open, mais la météo en avait décidé autrement. Il nous restait alors plus qu’à ranger le matériel et à charger la voiture. En discutant avec d’autres pêcheurs, nous ne paraissions pas ridicules avec notre quarantaine de perches chacun sur la journée. On se prit d’ailleurs même à réaliser quelques prédictions sur le classement. On pensait à une cinquième place pour Baptiste et une place un peu plus basse au classement pour moi. Les organisateurs préparaient les lots pendant que nous discutions avec nos « concurrents », une ambiance décontractée régnait ! Les organisateurs appelèrent les compétiteurs un par un, en commençant par le bas du tableau. Arrivés à la 8ème place sur les 29 pêcheurs présents, nous étions assez étonnés qu’aucun de nous deux n’ait été encore appelé. La pression commençait à monter tandis que les compétiteurs continuaient d’être appelés. Quatrième place : Baptiste Laniel, trop content pour mon compère qui avait réalisé une belle performance, j’en oubliai presque le fait de ne toujours pas avoir été cité. Ce sera finalement une deuxième place pour ma part avec un beau podium pour une première compétition ! Pour illustrer un peu le classement, Baptise comptabilisa 39 perches avec un total de 5 750 points. Le gagnant ne présentait pas moins de 80 perches et 11 388 points. Et pour ma part, je finis avec 45 perches et 6 545 points.

Une quatrième place pour Baptiste et un podium pour une première compétition, que demander de plus ?

Nous sommes rentrés avec une coupe en main et pleins de beaux souvenirs ! Nous venions surtout d’engranger des connaissances ainsi que de l’expérience pour nos « carrières » de jeunes pêcheurs. Nous avions tous les deux, trois cannes et des centaines de leurres sur le float-tube mais ce n’est pas cela qui a fait notre classement. Il faut parfois savoir pêcher plus simplement et disposer d’un bon mental pour ne pas lâcher un plan de pêche prometteur. L’acharnement et la concentration ont été la clé de notre réussite ! Malgré un open en solo, nous venions également de nous découvrir un joli duo pour de futures compétitions…

Marqués par l’organisation et l’ambiance, nous reviendrons, quelle belle passion !

Simon

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