Truites en ruisseau au Power Tail

Truites en ruisseau au Power Tail

Truites en ruisseau au Power Tail

Mon séjour en Bretagne touche bientôt à sa fin ! Avant de retrouver les rivières granitiques d’Auvergne, je voulais continuer à découvrir les opportunités qu’offrait les terres bretonnes en matière de pêche de la truite cette fois. À vrai dire, le littoral ou je suis installé n’est pas vraiment le meilleur endroit pour s’adonner à cette pêche. Le département du Finistère en lui-même ne compte pas tellement de rivières de premières catégorie, et encore moins de grandes rivières. Il y a bien quelques cours d’eau au potentiel intéressant mais malheureusement je ne dispose pas de véhicule sur place. Il en faudrais néanmoins plus que ça pour me décourager.

À porté de transports en commun, un petit ruisseau repéré sur Google maps fera tout à fait l’affaire. Au niveau du matériel, le strict minimum sera de rigueur : un ensemble canne moulinet léger et une seule boîte de leurre. Pas plus !

Cette journée de la fin du mois de Mai s’annonçait prometteuse : les niveaux d’eaux était raisonnables, le ciel couvert et bas et ponctuellement un crachin typiquement breton était de la partie. Des conditions parfaites pour juger le potentiel de ce petit cours d’eau.

 

Ce petit ruisseau ressemble à l’archétype de la rivière bretonne : courant à travers champs, très étroit et encombré, l’eau est acide, le fond sablonneux et couvert de végétation qui offre autant de cachettes potentielles. Allez c’est parti ! Mon premier choix se porte sur le Power Tail de Fiiish en taille 30mm pour 2.4g. Un leurre redoutable et en lequel j’ai grande confiance quand on parle de pêche en petit milieu.

 

Le coloris Natural Trout (photo) est très bon par temps couvert

Le premier lancer sera le bon, une petite truite suit le Power Tail avant de se décider juste à mes pieds. Ça commence plutôt bien. Globalement le ruisseau est peu profond, 30 à 50cm de profondeur moyenne. Dans ce genre de configuration la densité slow (2.4g) du Power Tail fait merveille: très silencieux quand il entre dans l’eau, sa paddle le fait nager dès la descente et son poids plume permet de le ramener lentement sans s’accrocher sur le fond.

 

Un peu plus jolie celle-ci ! La croissance est lente dans ces petits ruisseau et on commence déjà à parler d’un beau poisson

Après quelques prises de taille modeste, j’arrive dans un endroit plus étroit et plus profond. La berge est creuse et des racines d’arbres se prolongent sous l’eau. Le leurre a à peine le temps de descendre au fond qu’une truite est déjà au bout ! Et celle-ci est semble-t-il au-dessus de la taille moyenne. Dans un si petit milieu il est toujours plaisant de croiser ce genre de poisson (ci-dessus).

 

Les berges creusées et les trouées entre la végétation sont les zones à privilégier

La pêche en ruisseau est une très bonne école quand on commence la pêche de la truite aux leurres. Les postes sont plus faciles à lire qu’en grande rivière et lorsque les truites sont actives, un beau lancer souvent récompensé, les poissons étant bien plus concentrés. Tout le défi consiste ici à combiner approche discrète et lancers précis, au plus proche de là ou se tiens le poisson (la différence entre enregistrer une attaque ou pas se joue parfois à quelques centimètres).

Les prises continuent à s’enchaîner au fil de la matinée : Chaque lancer réussi ou presque équivaut à une attaque ! Pas de doute, la densité est excellente ici. L’esprit de compétition est féroce chez ces poissons, il n’est pas rare de voir deux truites ou plus se battre le Power Tail. Néanmoins, chaque approche trop bruyante, chaque lancer mal assuré est directement sanctionné : impossible dès lors d’obtenir la moindre touche.

Dans les fosses plus profondes, j’opte pour la densité fast (3.8g) du Power Tail 30. Il plonge bien plus rapidement et s’avère utile pour aller chercher les farios plus en profondeur. Dans une fosse marquée, après avoir pris deux truites de taille moyenne, une touche plus franche stoppe net le leurre dans sa course. C’est une très belle fario pour l’endroit, pleine d’énergie. Malheureusement pour moi elle a la mauvaise idée de bondir hors de l’eau, éjectant le petit leurre du coin de sa gueule… spectacle rageant et magnifique à la fois ! 

 

Le leurre du jour sans conteste ! le coloris natural trout a eu ma préférence aujourd’hui

Les heures passent et l’exploration de ce petit cours d’eau continue à être ponctué par de nombreuses prises. Il ne fait maintenant plus aucun doute je suis tombé sur l’un de ces jours trop rares ou la pêche est presque trop facile. Je n’aurais quasiment jamais changé de leurres en plus de cinq heures de pêche, chose qui ne m’arrive que très rarement.

Après la quarantième truite j’ai fini par arrêter de compter, alors que le ruisseau serpentait dans une partie plus calme ou les farios bondissait en un éclair des berges creuses pour happer le petit leurre.

Une pluie trop dense met finalement un terme à cette partie de pêche. Quel plaisir de retrouver ces sensations propres à la pêche en ruisseau ! Trop concentré sur la pêche en grandes et moyennes rivières, cela faisait un bon moment que je n’avais pas foulé les berges d’un si petit cours d’eau. Erreur de ma part sur ce coup. Je garanti à tous mordu de la truite qu’il fait bon retourner ainsi au bord d’un ruisseau bien peuplé, à la redécouverte de ses premières sensations de pêcheurs ! 

Bonne fin de saison à tous !

Hugo.G

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