Commencer la pêche de la truite en nymphe

Commencer la pêche de la truite en nymphe

Commencer la pêche de la truite en nymphe

Commencer la pêche en nymphe : mode d’emploi 

Ce n’est qu’au court des trois dernières années que je me suis vraiment intéressé à la pêche des salmonidés à la mouche. Je fût d’abord rebuté par l’image élitiste et pompeuse qui colle à la peau de cette technique et par la difficulté de trouver des informations utiles (matériel, conseils pratique, etc…). Finalement, je me suis décidé à franchir le pas et à n’apporter que ma canne à mouche sur certaines de mes sessions de pêche en rivière. Bien m’en a pris, c’est une façon de pêcher que j’affectionne particulièrement maintenant. Cette saison j’ai essayé la pêche en nymphe. Voici quelques clés et astuces que je voudrais vous partager sur cette technique et qui vous aidera pour faire vos premiers pas en nymphe je l’espère 😉 !

C’est la perspective de pêcher en sèche (à la surface) qui m’a poussé à acheter du matériel de pêche à la mouche et à me lancer dans la découverte de cette technique. La sensation d’excitation que l’on ressent lorsqu’un poisson monte lentement sur votre mouche avant de percer la surface est incomparable. Une vraie addiction ! Je ne la retrouve dans aucune autre technique et c’est pour ça que désormais, lorsque les truites sont actives en surface je n’envisage même pas de pêcher d’une autre manière.

Prendre des poissons à la mouche procure un plaisir particulier, que ce soit à la touche ou pendant le combat !

Alors comprenez dès lors ma réticence à pêcher à la mouche sous la surface. Plus de contact visuel, beaucoup moins de repères… Une pêche à l’aveugle, quoi ! En plus j’aime pêcher aux leurres, et je pratique la pêche de la truite avec cette technique depuis mes débuts. Pourquoi essayer quand même alors ? La curiosité d’abord, et aussi je l’avoue l’envie de toujours prendre du poisson à la mouche quand ces chères truites snobaient mes sèches ! Je parlerais ici de  la technique de nymphe au fil (oui, il en existe plusieurs !).

Le matériel :

Pour pêcher en nymphe, j’utilise personnellement la même canne qu’en sèche. Une Vision Onki 9’ soie de 5. Certains diront que ce n’est pas un ensemble idéal pour la nymphe et j’en conviens mais je recherche avant tout la polyvalence. C’est une canne que j’utilise principalement pour pêcher en sèche en moyenne rivière et qui peut très bien convenir si l’on souhaite changer de technique pendant une session si la pêche de surface ne donne rien. L’essentiel est d’avoir une canne légère, car dans le cas contraire les courts lancers à répétition fatiguerons vite le poignet.

Je garde bien sûr ma soie flottante qui conviendra puisqu’elle ne sera pas en contact avec l’eau de toute manière.

Je conserve aussi mon bas de ligne en queue de rat de 3m environs, auquel j’ajoute un guide fil qui se présente sous forme de pâte flottante de couleur fluorescente et que l’on forme de manière effilée autour de son fil. Il permettra de garder la ligne en vue, de l’alourdir et de détecter les touches.   

Pour débuter un ensemble standard typé sèche fait très bien l'affaire !

Les puristes de la pêche en Nymphe préférerons une canne plus longue (10’ au moins), qui permettra de rester à plus grande distance des poissons et soigner son approche. J’ai aussi observé qu’ils utilisaient un bas de ligne à noeud beaucoup plus long (1 fois et demi voire 2 fois la longueur de la canne), dont une section au dessus de la pointe est fluorescente (nylon de couleur). C’est une manière très commode pour détecter les touches, plus efficace que la première mais je vous l’ai dis j’aime pouvoir changer rapidement de la pêche en sèche vers la pêche en nymphe. Je conserve donc exactement le même matériel.

En ce qui concerne les nymphes à proprement parler, le mieux est de vous renseigner auprès d’amis moucheurs qui pratiquent dans votre région. Les goûts et préférences des poissons ont tendance à varier selon les rivières, certains modèles « donneront » forcément mieux que d’autres.

Quoi qu’il en soit, il existe quelques modèles universels à avoir dans sa boîte, tel la pheasant tail, très célèbre nymphe qui a fait ses preuves à travers le monde. Quelques variantes de taille et de couleur de ce modèle constitue déjà un starter pack pour débuter.

Celle-ci a englouti une pheasant tail sombre en taille 12

ne variable importante à prendre en compte est celle du poids des nymphes. Il est à adapter en fonction de la force du courant. La nymphe doit couler lentement, et travailler au dessus du fond. Les truites postées près du fond aurons ainsi plus de temps pour intercepter votre nymphe à la descente. Mon conseil serait de ne pas commencer à pêcher avec des nymphes très légères, qui sont plus délicates à manier. Utilisez un modèle qui coule suffisamment vite et « pêche » rapidement.

La technique :

Vous connaissez la pêche au toc ? Le principe est exactement le même. Seul le matériel et les appâts change.

La technique de prospection consiste à dérouler son bas de ligne jusqu’à ce que la nymphe arrive jusqu’au talon de la canne environ. Vous pouvez dérouler plus de fil si vous avez besoin d’atteindre de plus grande distance mais gardez en tête que vous devez toujours garder le contrôle de la dérive. Lancez votre nymphe à l’endroit souhaité, gardez la canne haute pour conserver une certaine tension sur le fil, sans exagérer. N’oubliez pas d’accompagner la ligne pendant votre dérive. À la manière d’une dérive au toc. L’indicateur va vous servir à distinguer les touches. Placez-le sur le bas de ligne de manière à ce qu’il soit à 20-30cm au dessus du niveau de l’eau quand votre nymphe travaille à la bonne profondeur.

Bien accompagner sa ligne en suivant le courant est indispensable pour détecter les touches

Visez les zones courantes, ou des truites serait susceptibles de se nourrir. Passer près des caches (rochers creux, bordure, racines, etc…) est également une très bonne idée. Pensez à varier la profondeur à laquelle vous faite travailler votre mouche, et à changer de nymphe si vous n’obtenez pas de réaction rapidement. Les nymphes sont des proies faciles dont raffolent les truites. Bien maîtrisée, cette pêche est redoutable d’efficacité et l’une des toute meilleure pour prendre beaucoup de truite sur une session.

N’hésitez pas à insister sur un poste prometteur, la touche ne survient pas toujours immédiatement. En parlant de touches, celles-ci ne sont parfois pas évidentes à distinguer. Certaines sont franches (ligne qui se décale, tirée nette…), d’autres sont si fines qu’elle ressemble davantage à un accro sur le fond. Dans le doute, ferrez !

Les belles surprises sont possibles ! insister sur les belles caches pour avoir une chance

N’hésitez pas à insister sur un poste prometteur, la touche ne survient pas toujours immédiatement. En parlant de touches, celles-ci ne sont parfois pas évidentes à distinguer. Certaines sont franches (ligne qui se décale, tirée nette…), d’autres sont si fines qu’elle ressemble davantage à un accro sur le fond. Dans le doute, ferrez !

Ci-dessous une vidéo dans laquelle nous pêchons en nymphe dans les dolomites Italiennes ! Une pheasant tail en coloris sombre et casque doré aura pratiquement fait tout le travail.

En espérant que cet article vous a plu ! N’hésitez pas à laisser un commentaire. A+

Hugo.G

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