La pêche de truite marbrée alias marmorata

La pêche de truite marbrée alias marmorata

La pêche de truite marbrée alias marmorata

Le poisson-roi des dolomites

Parmis les pays de l’Ouest de l’Europe, l’Italie est une destination de pêche des plus prisée. Le tourisme pêche est particulièrement présent, particulièrement dans les Alpes ou l’on peut encore trouver des milieux préservés et uniques ! La pêche des salmonidés y est reine: la truite fario peuple bon nombre de cours d’eau, des plus petits torrente (torrents de montagne) jusqu’au plus grandes fiume (rivières). Mais la présence d’une truite native de la région en particulier est ici la source de toute les convoitises: la marmorata (ou truite marbrée). Cette espèce emblématique des Alpes italiennes et de Slovénie est actuellement menacée de disparition et fait l’objet de mesures de protection. Rare et combative, elle est logiquement la cible numéro un des pêcheurs  Italiens.

En vacances pour une semaine dans le Trentin, région alpine de l’Italie, nous avions donc pour objectif de prendre nos premières truites marbrées. Quête qui s’avérera plus compliquée que prévue !  Parmi toutes les régions de l’Italie, le Trentin est certainement la plus réputée en terme halieutique. Vaste territoire parsemé de nombreuses rivières aux eaux claires, il abrite encore des truites marmorata à l’état sauvage. Menacée par l’hybridation avec la truite fario et la dégradation des cours d’eaux, la truite marbrée a vu son aire de répartition se réduire au fil des années.

une eau cristalline et un courant puissant : bienvenue dans les alpes !

Elle se distingue de la truite fario non seulement par sa robe marbrée dépourvue de points sur les sujets purs, mais aussi par ses nageoires plus puissantes et sa tête plus imposante. C’est un poisson migrateur qui remonte les petits cours d’eaux pour se reproduire. La truite marbrée préfère la richesse en nourriture qu’offrent les grandes rivières et les lacs, elle peut d’ailleurs atteindre des tailles plus imposantes qu’une truite fario. Cela tombe bien, nous avions prévue de la rechercher aux leurres en grande rivière, dans un spot réputé pour abriter de belles truites marmorata.

En arrivant en terres Italiennes malheureusement c’est la douche froide ! De fortes pluies combinées à la fonte des neiges rendent la rivière en question complètement impraticable. Dès le départ et sans même avoir envoyé une ligne à l’eau, nos chances semblent déjà compromises…

Le courant fort implique l'utilisation de leurres plus plombée qu'à l'habitude

Cela ne nous empêche pas de profiter dans les jours qui suivent des superbes affluents aux alentours. Dès la première session la pêche est excellente et le cadre magnifique ! Nous n’avons pas encore l’habitude de cet environnement montagneux, source inépuisable d’émerveillement. Les eaux cristallines et puissante de ces « torrentes » abritent des truites combatives à souhaits qu’il faut aller chercher parfois en plein courant !

La pêche aux leurres métalliques est reine, cuiller tournante en tête. Pêcher avec révèle souvent de la nécessité: le courant est si puissant que beaucoup de leurres, poissons nageurs en tête ne donnent pas leur meilleurs. La cuiller permet de passer lentement là ou les autres leurres échouent. Ces milieux sont également très propices à la pêche à la mouche, en particulier les nymphes dont raffolent les truites locales.

La voilà ! Le poisson emblématique des Alpes italiennes sans aucun doute

Le séjour se poursuit donc, ponctué par de très belles découvertes ! À quelques minutes de route de notre camp de base, des torrents à l’eau claire plus beau les uns que les autres nous offrent un divertissement de qualité. C’est dans l’un d’eux que les tant attendues truites marbrées trahiront leurs présence.


Après avoir pris une bonne dizaine de petite farios, Thomas tombe sur une petite truite hybride (croisement entre une fario et une marmorata). Et si ce torrent serait le bon ? Puis dans un courant assez anodin, c’est cette fois un poisson plus correct et anormalement combatif qui se laisse attraper. À la vue des marbrure l’euphorie s’installe et c’est une joie partagée lorsque la truite rentre à l’épuisette ! Ça y est on l’a eu, cette fameuse marmorata !

Certes, c’est loin d’être un gros sujet mais l’objectif de ce petit séjour en Italie est finalement atteint, deux jours avant le retour en France.

Les marmoratta sont plus combatives que leur cousines fario grâce à leurs nageoires plus puissantes

La session se poursuit, et les prises s’enchaînent dans un court moment de frénésie ou la petite cuiller rencontre presque instantanément preneur. Dans une jolie fosse une touche plus sérieuse, suivie d’un combat tout en puissance ponctuée d’une chandelle m’indique qu’une autre marmorata s’est laissée tentée ! Et hop voilà la deuxième !

Un beau poisson mais une marmoratta de taille moyenne ici

La dernière belle surprise sera pour Thomas, qui en insistant sur une belle fosse aura la joie de faire mordre une marmorata bien plus sérieuse ! Celle-ci nous aura gratifiée d’une chandelle à plus d’un mètre de l’eau au bas mot.

Ce sera la dernière prise du jour. Nous ne nous attendions pas à trouver des marmorata sauvages dans ce petit torrent ! La surprise de leurs capture n’en a été que plus belle : quelle joie d’avoir pu voir de plus près le poisson roi des dolomites… en attendant le prochain voyage en terres italiennes ! 

 

Hugo.G

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