Une ouverture carnassier festive en lac alpin !

Une ouverture carnassier festive en lac alpin !

Une ouverture carnassier festive en lac alpin !

Bonjour les amis,
Pour aujourd’hui ce sera le récit de mon ouverture 2018, que j’avais gardé bien au chaud jusque-là. Tout commence le 28 avril 2018 où je me rends en Savoie, en Lac alpin, où je réalise mes ouvertures quand les dates coïncident avec mes vacances. Cette année tout va bien. Je suis sur place quelques jours avant afin d’effectuer un repérage en bateau sur les berges du lac pour essayer d’observer en premier lieu d’éventuels poissons postés dans peu d’eau mais aussi dans les herbiers.

Manque de chance cette année, rien n’est visible dans peu d’eau à part quelques brèmes sur le point de frayer. Sur les 2 jours de stalking (3 sessions par jour, matin/début d’aprèm/ soir), je ne verrais que 2 brochets et quelques poissons blancs. Ceci s’explique malheureusement par un coup de chaud les 2 dernières semaines et une eau de surface à 22 degrés (oui, un 28 Avril…).

Bref, rien de bon à l’horizon pour le plus beau jour de l’année ! Surtout que les pêches d’ouverture sur ce lac s’apparentent plus à une traque du black bass (prospection en power fishing et pêches de bordure rapides aux leurres durs), qu’à une pêche du brochet plus classique.
J’essaie ainsi de me faire une idée sur la technique qui pourrait fonctionner. J’isole deux postes assez intéressants : une bordure de roseaux/branchages qui donne sur une plage de sable et une cassure assez nette, de sorte à avoir le bateau dans 12m d’eau et pouvoir lancer au bord des roseaux, pour ainsi peigner plusieurs couches d’eau.

Arrive le fameux 1er mai. Réveil à 4h du matin. Évidemment on passe de 24 degrés la veille à 11 degrés, avec grosse pluie et vent du nord avec des rafales à 60km/h. Bref, on sort 4 couches de vêtements et le K-Way. J’attends ainsi les 6h00, la pluie se calme et je peux enfin embarquer.

J’arrive sur le premier poste et j’entame ma dérive avec un swimbait de 8pouces. J’ai le bateau entre 12 et 10m de fond et je lance face à la bordure, ramenant mon leurre entre 50cm et 1m maximum en dessous de la surface. Je commence par du linéaire. Avec le vent et l’arrivé du froid, je me dis que les poissons vont bouger et monter en surface. Au bout de 15 minutes de pêche, première touche, franche, mais pas exceptionnelle. Je vois rapidement que je ne dois pas rire, la bête est joueuse et solide. Après 30 secondes le poisson se rapproche du bateau, quand je le vois il replonge au fond, un court instant qui me permet de l’estimer à plus ou moins le mètre.

Un deuxième rush s’en vient puis  il finit dans la filoche ! Petit moment de satisfaction car c’est un beau sujet pour débuter l’année. Anecdote assez drôle, au moment de la mise à l’épuisette, je lève la tête et vois, au même endroit ou j’ai pris la touche un brochet, encore plus gros que le premier !  Je l’ai estimé à 120/125cm. Le temps que je décroche celui-ci malheureusement il était déjà loin…

 

Un joli poisson de 106cm bien en chair qui donne confiance pour la saison

Après avoir repris mes esprits, de même pour le poisson, je prépare la maille et l’appareil photo, je le sors, le pose délicatement. Il accusera un beau 106cm, top pour commencer l’année ! Une photo rapide et ça repart à l’eau, en pleine santé (d’où l’importance de décrocher le poisson dans l’épuisette puis de le laisser se reposer quelques minutes le temps de préparer le matériel).

 

La pêche continue, je reprends 3 poissons entre 55 et 68, plus en bordure. Un peu de nombre ne fait pas de mal ! S’en vient ensuite quelques heures sans touche. Le vent se remet à souffler en milieu de mâtinée. La plupart des postes marqués du lac ont déjà subi une forte pression de pêche. Je prends la décision d’aller chercher les poissons dans le cover, à savoir un champ de roseaux et de branches dans 1m d’eau, la où la majorité des pêcheurs n’osent pas aller.

Ainsi après quelques lancers j’enregistre une touche assez violente, tout près du bateau. C’est encore solide ! Heureusement j’avais le frein serré au maximum. Dans ce genre de configuration il faut extraire au plus vite le poisson pour éviter qu’il n’aille s’entourer autour d’une branche ou autre obstacle. Le combat n’a duré qu’une quarantaine de secondes. Il arrive à l’épuisette, c’est encore correct, comme le précédent.

 

Un beau doublé de « gros » pour commencer l’année, rien ne pouvait mieux se passer !

La pause du midi arrive, les postes ont tous vu plusieurs leurres, le vent est tombé, ça se complique :
Je passerai donc sur une pêche de prospection proche de la bordure et très rapide au crank afin d’isoler des poissons actifs et de balayer un maximum de terrain. Je ferai 1 autre brochet de 55cm et une belle perche de plus de 40cm !

J’arrêterai la pêche en milieu d’après-midi avec 7 poissons dont 2 gros, satisfait de ma journée. Après avoir discuté avec plusieurs pêcheurs, j’apprendrais que les moyennes par bateau tournait entre 0 et 2 poissons, et pour les plus gros à 70cm. Content d’avoir pu tirer mon épingle du jeu pour la reprise !

Le stalking les jours précédents a donc été bénéfique car il m’aura permis de me faire une idée sur la tenue potentielle des poissons et la pêche à adopter le jour J. 2 jours après, le chaud se sera installé et plus aucun poisson ne sera présent en bordure.

Bref, une bien belle ouverture qui aura lancé une belle saison de pêche du brochet en lac alpin.

J’espère que ce petit récit vous aura plu,

Au plaisir de se recroiser prochainement pour parler équipement et matériel pour le brochet !

Dorian pour l’équipe Les Mordus de la Truite.

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