Technique: farios d’été en sèche

Technique: farios d’été en sèche

Technique: farios d’été en sèche

L’été n’est pas forcément la période que l’on évoque spontanément lorsqu’on pêche la truite. Il est rare hormis quelques exceptions de retrouver des conditions de pêche très favorables. Le manque de précipitations et la chaleur abaissent le niveau des rivières et la température de l’eau monte. Les bons créneaux de pêche sont logiquement plus courts (essentiellement tôt le matin et tard le soir) et en tant que pêcheur il faut savoir exploiter au maximum les phases d’activité des poissons pour parvenir à tirer son épingle du jeu.

L’activité de surface des truites n’échappe pas à cette tendance. L’été est la période ou l’on peut profiter des fameux « coup du soir » en sèche, qui donnent parfois l’occasion de réaliser de belles pêches en un laps de temps très court. Pratiquant essentiellement la pêche de la truite aux leurres, je n’hésite alors pas à ressortir la canne à mouche ! Les sensations que cette pêche procure sont bien différentes d’une pêche sous la surface, le côté visuel de la touche est très plaisant, de même que les combats qui laissent plus de liberté au poisson.

Le matériel:

Pour la pêche en sèche, j’utilise une canne de 9 pieds (2.70m) soie de 5/6. Cette configuration de canne est très polyvalente et permet d’évoluer correctement en petite comme en grande rivière. J’utilise un moulinet manuel et léger pour conserver un bon équilibre.

Le bas de ligne revêt ici une importance essentielle: il doit permettre un poser naturel de la mouche. Personnellement j’utilise un bas de ligne en queue de rat (diamètre du nylon dégressif) auquel j’ajoute une pointe au diamètre voulu. J’opte souvent pour du 14/100 qui constitue un bon compromis entre résistance et discrétion.

Le choix des mouches dépend essentiellement de la rivière que vous compter pêcher. L’alimentation des truites diffère en fonction de la nourriture à leur disposition, et certains insectes sont plus ou moins présents en fonction des cours d’eau. La meilleure technique pour trouver « la » mouche peut se trouver dans l’observation des insectes qui composent les éclosions… ou trouver un pêcheur à la mouche qui aura la gentillesse de vous indiquer quelques tuyau pour vous permettre de constituer un première selection de mouches sèches.

Je suis personellement assez perplexe face aux pêcheurs qui ne jure que par « l’imitation parfaite ». La taille et la couleur sont selon moi les deux facteurs qui peuvent faire réussir ou passer à côté d’un gobage. J’utilise le plus souvent une imitation d’éphémère à dominante claire de taille 14 ou 16 qui flotte haut sur l’eau (photo ci-dessous).

Un modèle d’éphémère passe partout

La technique:

On peux avoir deux types d’approches lorsque l’on pêche en sèche:

Pêcher sur gobages: observer la rivière à la recherche d’activité de surface et attaquer les gobages réguliers (un poisson en poste et qui gobe régulièrement au même endroit).

Pêcher l’eau: Lancer sa mouche dans les postes propices à un gobage. Les postes à privilégier ne sont pas forcément les mêmes qu’aux leurres. J’aime insister sur les courants modérés, fins de plats, les raz de bordures…

Ces deux approches peuvent être utilisée lors d’une même session. L’absence d’activité de surface ne doit pas vous faire renoncer à pêcher ! Les truites sont opportunistes, et lorsqu’elles sont actives elle n’hésitent pas à gober un insecte imprudent. Toutefois gardez en tête que tous les postes ne sont pas idéals pour « pêcher l’eau ». Visez d’abord les zones peu profondes et légèrement courante ou les truites actives sont postées. Pour être efficace il faut parvenir à réussir des posers qui ai l’air le plus naturels possible: une mouche « plaquée » aura peu de chance de faire monter autre chose que des chevesnes.

Un poste idéal pour « pêcher l’eau »

J’ai tendance à commencer à pêcher l’eau dans les courants pour cibler les poissons actifs et en fin de coup du soir aller observer un ou plusieurs plats à la recherche de gobages. L’été c’est quand la luminosité commence à baisser que les éclosions surviennent le plus souvent.

Le plaisir de la capture reste intact même sur de petits poissons

Il est plus évident si vous commencez la pêche à la mouche de viser une petite rivière, qui malgré les postes encombrés et des lancers souvent techniques offrira de meilleures chances de succès. Les postes y seront plus visibles et vous apprendrez plus rapidement. Mieux vaut avant de commencer à pêcher en rivière faire quelques sessions d’entraînement au lancer dans un endroit dégagé et libre de tout obstacles. Vous serez ainsi plus efficace une fois au bord de l’eau.

Essayez la pêche à la mouche ! C’est une technique passionnante et qui, contrairement au préjugés n’est pas insurmontable pour un débutant. L’été est une période qui reste propice, même si les éclosions tant attendues de la mouche de mai qui surviennent au printemps sont très attendues. Un dernier conseil avant de partir à la pêche: attention à l’addiction (vécu) ! Ci-dessous un petit aperçu en vidéo. Bon visionnage !

Partager ce post

  • /

Comments ( 8 )

Laisser un commentaire

votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs requis sont marqués *