Une session mouche en réservoir: Le plein de sensations !

Une session mouche en réservoir: Le plein de sensations !

Une session mouche en réservoir: Le plein de sensations !

Attaché à la pêche aux leurres, ce n’est que rarement que j’ai l’occasion de m’essayer à la pêche à la mouche. Quand mon ami Yann me proposa une pêche en bateau sur un lac de montagne j’acceptais tout de suite !

Ce lac, on le connais bien avec Hugo puisque nous l’avons déjà pêchés quelques fois auparavant mais toujours en restant sur la terre ferme. Une petite escapade nautique se révèlera des plus appréciable pour admirer  la beauté de ce site sauvage. En ce samedi de novembre l’arrivée au premières lueurs du jour me réconforta sur le déroulé de la journée, le ciel bleu est de bonne augure pour une pêche à vue. 

Le temps est beau, le bateau prêt, c’est parti !

Avant de continuer le récit de cette journée j’aimerais vous parlez de ce lac qui me tient particulièrement à coeur:

Issu du résultat d’une eruption volcanique observé au 18ème siècle, cela en fait un site exceptionnel et unique perdu au milieu d’un écrins de forêt de pins. Au eaux translucides, il rappelle les lac de haute-montagne. Situé à 1208m d’altitude il reste froid toute l’année et se prête bien à la pêche des salmonidés. Le lac a la particularité d’être ouvert à la pêche toute l’année. Géré par la fédération de pêche du 43 ( Haute-loire) il est empoissonné régulièrement de truites arc-en-ciel, fario en quantité et surtout en qualité, de très gros sujet y sont présent en nombre. Notons aussi la présence de cristivomer et omble de fontaines ainsi que de saumons (issus de la pisciculture de Chanteuge). 

Quand le bateau fût mis à l’eau, Yann mon guide du jour, remarqua quelques gobages sur les bordures. Il m’indique que ce sont les éclosion de la veille que les truites ramassent dès les premières lueurs du jour. Nous montons immédiatement nos cannes, nous essayons de faire réagir une truite sur un gobage, mais décidément elles ne semblent pas vraiment coopératives du premier coup…

à l’affût du moindre signe pouvant trahir la présence de truites en surfaces !

Le temps changea radicalement, les rayons du soleil laissèrent place à une couverture nuageuse et un vent du nord glacial. Changement de stratégie immédiat ! Yann m’indique une particularité du lac, quand le vent est assez puissant, une zones de calme se forme au milieu du lac (dû au courant de bordures) et les truites s’y tiennent parfois. 

Bien décidé à ouvrir les festivités, je fais quelques lancés près du bateau, quand tout à coup j’aperçois une grosse truite gold. Elle fonce tout droit  sur ma mouche…. contact !

Après les premières secondes de combat, la ligne casse. La finesse et la réactivité dans le ferrage est primordiale, évidemment peu habitué à cette pêche je pris immédiatement conscience que ça va être difficile, il faut changer ses habitudes, tout réapprendre…

Quelques minutes après, Yann en pique une belle, immédiatement le combat s’annonce intense ! Canne cintré en deux et en pointe 10/100 le moulinet hurle… Après plusieurs minute une belle arc pointe son museau. Un joli poisson de taille moyenne pour le lac qui avoisine tout de même les 50cm…

En ré-insisitant sur les mêmes dérives aucune truites n’étais décidés à remonter sur nos mouches. Cependant une éclaircie arriva de plus belle, nouveau changement de stratégie, retour sur les bordures. Nous dérivons à 8-9 mètres des bordures, l’eau cristalline permet de repérer très facilement les poissons, j’observe attentivement mon guide du jour, quand on ne connais pas ou très peu une technique le meilleurs moyen est d’observer, se poser 5min et analyser les moindres faits et gestes…

Après 30min à chercher le moindre signe d’activité sans succès, nous apercevons quelques belles truites gold qui musardent à la recherche de quelques insectes, je laisse Yann les attaquer. Les poissons sont collés aux bordures ce qui rend encore plus difficile l’approche. De plus, les truites gold sont les plus difficiles à prendre car à cause de leur couleur jaune, ce sont les premières attrapés donc les plus éduqués. À deux reprise elles refusent nos mouches mais par expérience Yann me dis que souvent il y a d’autres poissons autour des truites Gold. Pas manqué ! Un superbe mâle au mensurations plus que respectables englouti avec violence la petite mouche de mon acolyte. Malheureusement elle se décrocha.

Le moment fatidique ! Il ne s’agit de ne pas traîner ! 

Il est midi, le temps pour nous de faire une pause avec des denrées locales. L’après midi s’annonce encore plus dur. Le vent souffle encore plus que ce matin et de grosses rafales s’annoncent. Mais on ne désespère pas, loin de là ! Ce qui est bien c’est que cette pêche me rappelle sensiblement la pêche aux leurres, des changements de techniques, de spots, de mouches. On ne vois jamais la même chose.  

Gonflé plus que jamais à rattraper mon retard nous optons pour une dérive sur les bordures mais cette fois ci de l’autre côté du lac pour bénéficier d’un peu d’ombre et augmenter nos chances de ne pas être vu avant que les poissons ne nous voient.

Tactique payante, nous obtenons quelques beaux gobages qui se traduisent tous par des décrochés. Pendant quelques minutes nous prospectons une bordure bordés d’arbustes qui offrent des postes de chasse idéal pour des salmonidés en quêtes de nourriture facile.

Je pose ma mouche avec discrétion dans une zone d’ombre. Je vois à peine ma mouche, j’aperçois un remous je ferre… pendu ! Commence un combat court mais intense tout en puissance. L’arc se joue des courants. Quel pied, ces combats sur une canne à mouche ! Les sensations sont décuplées et la truite peux donner la pleine mesure de sa puissance. Je finis par épuisetter le beau mâle. 

Les sensations sont décuplées sur une canne à mouche

Quelle joie de prendre un si joli poisson dans ces conditions difficiles. Mais pas le temps de se reposer ! Les poissons sont là, Yann en profite immédiatement et rapidement il est pendu. Je vois que ça va pas être le même combat que le mien. « Là c’est backing ! » dit-il ! Je ne reviens pas de la vigueur de ces truites, l’eau fraiche et très bien oxygénée est peut-être la cause de ces poissons au caractère de feu. 1min…2,3, 4 minutes la canne cintrée en deux ! Le carbone travaille au maximum. C’est un combat titanesque qu’offrent ces truites. C’est une superbe truite qui s’approche au bateau, piquée ras de gueule. Impeccable. Après quelques photos et une longue ré-oxygénation la belle truite regagne les profondeurs. 

Une bien belle Arc qui n’aura pas résistée à une sèche bien présentée

 En fin d’après midi, nous profitons du coup du soir, cette fois nous trouvons les truites sur les calmes. Toujours armés de nos sèches nous attendons qu’un museau marsouine à la surface. Yann enchaîne les belles prises toujours avec des combats à n’en plus finir. Les dernières heures offrent des moments de frénésies. Ces moment courts et intenses ne sont pas facile à aborder pour un débutant à la mouche comme moi. Beaucoup de paramètres sont à prendre en compte très rapidement. 

Le sort s’acharnera finalement ! Je casse à deux reprises sur de gros sujet. Mais quel bonheur de voir ces becs crever la surface, parfois à quelques mètres du bateau. Cet endroit a quelque chose d’unique. Une atmosphères très particulière et une qualité de pêche irréprochable.

C’est sûr, je reviendrais prendre ma revanche !

Avant de conclure j’aimerais vous parler de la technique utilisée et en général les différentes astuces qui peuvent nous être utile lors d’une pêche à la mouche en lac de montagne.

La technique 

La technique peut paraître simple en apparence mais loin de là ! C’est une pêche très technique qui est totalement différente d’une pêche en rivière. Premièrement on aborde les poissons comme je l’ai mentionné le plus loin possible pour éviter d’être vu trop vite. Deuxièmement, pour mettre le plus de chances de son côté, il faut savoir une règle de base en réservoir. l’Anticipation est la clé de la réussite, il faut tout anticiper. 

Quand on repère un poisson il ne faut en aucun cas lancer exactement sur le gobage. Moi-même ayant déjà pêché en sèche en rivière, mon réflexe premier a été de lancer au plus proche du gobage. En fait c’est tout l’inverse, le but ici est d’anticiper le chemin que la truite va suivre et en quelques sorte servir le repas sur un plateau en déposant la mouche dans sa course. l’anticipation des déplacement de la truite est l’exercice le plus difficile, cela vient avec l’expérience.

 De plus, lancer très précisément s’avère un exercice difficile depuis une embarcation. Il faut prendre en compte la vitesse et l’orientation du vent pour ajuster au plus précis. Bien sûr, un matériel haut de gamme facilite la tâche. Pour parler un peu plus de matériel j’ai demandé à mon guide les règles de base.

L’utilisation d’une canne 9 pied soie de 6 est un compromis idéal. En ce qui concerne les mouches, essayez d’observer les insectes dont les poissons se nourrissent et imitez-les. Pour les bas de ligne je vous conseille une pointe entre 12 et 15 centièmes, cela dépend évidemment des conditions du jour et de la clarté du plan d’eau. 

Cet session à été pour moi une expérience enrichissante où j’ai pu apprendre beaucoup de choses grâce à une journée avec des conditions très changeantes, merci encore à yann et la fédération de pêche 43. 

ci dessous une vidéo de cette journée de pêche qui illustrera l’article:

Si vous êtes intéressés pour vous aussi vous initier à la pêche en réservoir, la fédération de pêche du 43 propose des initiations à la journée ou demi-journée en été. plus d’info ici ▶️http://www.pechehauteloire.fr/LacDuBouchet.php

J’espère que vous aurez apprécié cet article 

Et gardez la pêche 😜

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